Animore

Clinique vétérinaire Animore

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A son apogée, la clinique vétérinaire privée Animore employait une centaine de personnes, dont une quarantaine de vétérinaires. Beaucoup pour une clinique du musée ? Pas vraiment, on n’imagine pas ni le nombre ni l’exotisme des pets des plus riches, et pas seulement en termes géographiques mais de nature aussi. Entre les créatures assemblées génétiquement sur mesure et celles teintées d’énergies des métaplans, tout ça n’est qu’une manière de se différencier.

Animore se voulait à l’image de sa clientèle : chaque professionnel qui y exerçait était un expert reconnu au moins régionalement venant des milieux qui vont bien, sous peine de ne pas comprendre la douleur si particulière des propriétaires de ses patients. La clinique vantait également ses chambres cinq étoiles dont le service seul valait la visite, pour certains. A tel point qu’Animore a soigné à plusieurs reprises des girafes d’un prince nigérian transportées par jet privé pour l’occasion. Les prix était à l’image de ce service, absolument prohibitifs. Animore, c’était en quelque sorte le LVMH de la clinique.

Puis son propriétaire, Giacomo Pincelli, a eu quelques ennuis avec la justice parisienne et corporatrice. D’odieuses affaires de malversations ont commencé à émerger, des rumeurs relatives au traitement des animaux et de fraudes massives aux conditions d’hygiène également. La substance de ce genre de rumeurs est sans importance pour les puissants, par contre, la lumière qu’elles apportent sur eux les dérange, et ils ne font généralement pas long feu. Quand la situation devient trop médiatisée, ils s’indignent même, se placent en victime avant de lancer leurs hordes de représentants légaux à l’assaut de ce mal si bien identifié.

Animore a plongé alors que son propriétaire perdait chaque jour un peu plus de crédibilité. Finalement, la clinique a mis la clé sous la porte, et son propriétaire s’est terré entre les murs de cet immeuble privatif du XVIIème arrondissement de Paris. On ne le revoit plus pendant des mois. Même aujourd’hui, aucune apparence médiatique officielle n’a eu lieu. Parmi les cercles les plus renseignés, néanmoins, on sait que Giacomo s’est reconstruit des forces, et qu’il a rassemblé ses soutiens.

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La clinique, aujourd’hui, présente toujours des halls impeccables, des néons chaleureux et l’odeur du désinfectant. Mais on n’y entend plus rien, en dehors des systèmes automatisés en atteinte d’instructions. Parfois, les pas de Giacomo égaient les corridors froids.

Malgré cette apparente inactivité, on voit de plus en plus de camions noirs stationner devant l’immeuble, et des livreurs y entrer et en sortir. Personne n’y est toutefois le bienvenu, et le service de sécurité met un point d’honneur à ne laisser personne transiger à la règle. Sauf consentement explicite de leur patron, bien sûr.

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L’appartement de Giacomo est au dernier étage de la clinique. Le lieu est encore plus secret que les laboratoires confidentiels des étages inférieurs.

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