Villepinte

La ville, connue au début du siècle pour abriter divers centres d’expositions a changé de forme mais pas de finalité.

En 2037, les anciens halls laissés à l’abandon par la puissance publique sont rachetés par Parex, une corporation nationale montante, notée A par la Court Corporatiste. Celle-ci se spécialise dans l’organisation événementielle d’expositions, de salons, de galeries, de défilés de mode, voire d’événements éphémères, la division Pex Street Art étant en pleine essor à cette époque. Ce rachat fait suite à l’obtention de plusieurs contrats de gestion de musées pour le compte de l’Etat, notamment du Louvre en 2025, par la division Museo dont l’apport en liquidités a propulsé Parex au devant de ce marché.

Aujourd’hui encore, Parex opère ses activités principalement en France et dans une moindre mesure dans le reste de l’Europe, mais son expertise et son ancrage en font un acteur majeur que même les AAA ont bien du mal à contourner et dont la taille n’en fait pas une menace justifiant un affrontement sur son terrain.

Le domaine d’activité particulier de Parex en fait un terreau elfique par excellence, en particulier en haut de la pyramide hiérarchique. Certaines accusations de discrimination raciale à la promotion sociale fusent régulièrement, mais le conseil d’administration assure que la promotion est basée strictement sur le mérite. C’est pour cette élite que le centre des expos a été rachetée. L’ancien site a été rasé et converti en 2045, après un projet de construction architectural pharaonique, en quartier résidentiel haut-de-gamme dernier cri et sécurisé par des murailles et des miradors gardés le séparant des quartiers orks d’Aulnay-sous-bois.

Sans être une archologie, car Parex ne bénéficie pas de l’extraterritorialité, le quartier en a des allures. Ce qui surprend le plus, c’est la répartition raciale de ses habitants : 72% d’elfes aujourd’hui (ce ratio était plus élevé au lancement du quartier), 8% de nains et 20% d’humains. C’est tout. Pas un ork, pas un troll, du moins c’est ce qui se dit. Quartier gentrifié à l’extrême, on y trouve tous les services habituels dédiés aux populations riches : épiceries fines, centres sportifs dernier cri et, surtout, des espaces verts.

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Villepinte a fait la Une suite à la décision de la régie des transports parisiens d’y dédier une ligne de train urbain directe et sans arrêt intermédiaire dans les quartiers moins fréquentables. En raison de l’abondance de véhicules personnels des habitants du quartier et de sa faible population globale, ces trains ne sont jamais pleins alors que les populations alentours se battent pour entrer dans les leurs aux heures de pointe depuis la ré-attribution d’une partie des rames qui desservaient les gares intermédiaires. Inutile de préciser que Villepinte jouit d’une réputation exécrable dans la Plaine. Pour les habitants du musée, et l’élite corporatiste, le quartier est tout de fois vu comme un modèle de quartier moderne.

Plus récemment, Parex s’est tournée vers l’événementiel en RA, via une filiale officieusement surnommée PARex et officiellement nommée PEAR (Paris Expo Augmented Reality). La philosophie de cette filiale se résume ainsi : “donnez envie au consommateur de venir chercher lui-même vos campagnes promos, de s’identifier à elles et de les diffuser”.

Le quartier de Villepinte sert précisément de showdistrict pour ces nouvelles recherches marketing.

Ombres Portées:

Bonnes Adresses:

Villepinte

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